Hommage à Fernand Py
Découvrir un artiste monestésien majeur
dans l'histoire de l'art…

Fernand Py
Fernand Py
Fernand Py, sculpteur
(1887-1949)

Né en 1887 dans un environnement modeste à Versailles, Fernand PY fit son apprentissage de sculpteur sur bois chez des fabricants de meubles du faubourg St Antoine à paris.

Puis, pour réaliser des copies de pièces anciennes pour des antiquaires, il passa à l'ivoire allant jusqu'à exécuter des
copies de Vierges en ivoire qui furent authentifiées par des experts et datées des environs du XIIe siècle.

Mais, ne se satisfaisant plus de ce travail ingrat et se sentant prêt à rivaliser avec ses maîtres, il décida d'élaborer son propre style.

Ainsi, soutenu par sa fidèle compagne, durant plus de quarante ans de labeur et d'acharnement, il persévéra et gagna peu à peu une certaine reconnaissance : il devint ainsi lui-même maître et eut des élèves dont certains ont acquis une certaine notoriété comme François BROCHET par exemple.

C'est en 1921 qu'il vint habiter durant les beaux jours dans une maisonnette du hameau de Sommeville où il continua son œuvre dans l'atelier qu'il y édifia.

Dessinateur, sculpteur, maquettiste
Un artiste complet.
Fernand Py
Fernand Py

Artisan rigoureux et érudit, on connaît surtout de lui l'aspect sculptural de son travail tel ce calice en ivoire qu'on lui commanda pour le pape Pie XI et encore dans les collections du Vatican.

Son art est donc essentiellement religieux et l'on y trouve la réalisation de crosses, de croix de procession, de reliquaires, de statuettes, de crèches ou bien encore de médailles dont la diffusion dans le monde entier popularisa ainsi son nom.

On note aussi de lui le prodigieux dessinateur qu'il était, laissant des cartons entiers d'études auquel lui-même attribuait une précieuse valeur.

Ou bien encore, en marge de son œuvre de sculpteur, l'exécution de maquettes de vitraux, d'images ou d'illustrations de vignettes.
Considéré donc comme un travailleur acharné, il disait à la fin de sa vie laborieuse "si je meurs, c'est de ne plus pouvoir travailler".

En août 1949, on l'inhuma en terre d'Auxerre et en sa cathédrale, qu'il aimait et affectionnait particulièrement, lui fut rendu un pieux hommage lors de ses obsèques.
Fernand Py

L'église de Monéteau peut s'enorgueillir d'avoir de Fernand PY un Saint-Michel terrassant le dragon sculpté dans un tronc de noyer local, ou bien encore, des reproductions d'originaux du Chemin de croix et de la crèche.

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