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En décembre 1989, la commune se portait ac- quéreur de la propriété mitoyenne au foyer communal. Dans l'attente d'un équi- pement approprié, elle a été affectée à la section locale d'escrime pour ses entraînements. Elle n'avait pas d'appel- lation particulière et pour la dénommé on parlait alors de la maison " Martin Morrice " du nom de son ancien propriétaire ou de la " maison de l'escrime..." Pour lui trouver un patronyme plus élaboré, en juin 1995, les élus ont puisé dans l'histoire et décidé de baptiser cette maison communale " villa Montmorency. "
En effet, jusqu'en novembre 1787, le propriétaire du terrain sur lequel fut construite cette maison bourgeoise par la famille Oudin, n'était autre que Mme Anne de Montmorency qui possédait deux châteaux sur Monéteau. Le premier qui renfermait la chapelle ND du bon Secours a été vendu en 1774 à "dame Marie Couillaut de Berry". Le second a l'emplacement des bâtiments actuels devait avoir lui plusieurs siècle puisque représenté sur un plan de 1630 avec enceinte de murailles et tour quadrangulaire. Il fut d'ailleurs un temps considéré comme siège de la châtellenie de Monéteau.
En 1787 l'acte de vente détaille " la maison seigneuriale de Monéteau avec la pièce appelée " la garenne " consiste en en grand corps de bâtiment, cour, pressoir colombier à pied, jardin, accins, terres labourables, bois, broussailles friches et pâtures ".
La première grande réhabilitation remonte à cette date. En 1830, M. Oudin la vendait au marquis de Valdahon (Il y avait alors a Monéteau 650 habitants) lequel la cédait ensuite à 1848 à la famille Griffe. Cette grande propriété fut divisée dans les années précédant la grande guerre 14/18: d'une part la maison de maître et d'autres part la ferme et les champs situés à l'est sur le coteau.
Différentes propriétés y furent construites entre 1890 et 1925 dont la mairie et les écoles.
La ferme, acquise par la commune en 1973, a été transformée en foyer. Les 20 hectares de culture constituent le lotissement de la garenne avec ses 237 pavillons d'habitation.
L'état de vétusté de la maison de maître nécessitait quant à elle d'une sérieuse restauration. En octobre 2001 elle était réhabilitée au profit de la bibliothèque- médiathèque municipale.
Ainsi, deux siècles plus tard, (214 ans exactement) les propriétés Montmorency bénéficiaient d'un ré-assemblage mais au profit cette fois de la collectivité.
Philippe HERMIL
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